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Edito

LA DESESPERANCE DES GILETS JAUNES

Je ne vais pas revenir sur mon édito du 5 décembre. Il m'a valu plusieurs milliers de lectures, plusieurs centaines de messages amicaux et de soutien, mais aussi très peu de messages agressifs, c'est rassurant. Il a été repris sur différents supports, ce qui est flatteur et j'ai pu échangé avec des élus fiables.

Je ne le remets pas en cause mais rétroactivement, il me semble manqué un peu d'humanité et d'empathie. C'est sans doute la violence des GJ, leurs menaces contre nos petites entreprises et commerces, et leurs raisonnements quelquefois sommaires qui ont provoqué ma réaction.

Je me suis sincérement posé la question de l'origine de leur soutien dans la population malgré justement ces violences du samedi. Alors, c'est vrai que c'est une partie de la population qui n'a jamais défilé ni parasité notre fonctionnement comme le font quelquefois les syndicats de la Fonction Publique, mais quand même. La Maire de Montauban, lors de son contact avec Macron à Souillac, les a qualifié de "pauvres gens", pas d'accord, c'est très négatif et humiliant.

Pour autant, je crois que l'on peut réellement parler de désespérance dans le véritable sens du terme qui est, d'après le dictionnaire, "l'état d'une âme qui tombe dans un découragement profond, un accablement propre à celui qui a perdu toute espérance", ce terme est important "celui qui a perdu toute espérance".

Il nous faut donc comprendre cette désespérance sociale pour pouvoir y remédier. Elle est principalement financière, mais aussi humaine avec un écartement volontaire de cette population de notre vie en société. Je précise "volontaire" parce que l'on retrouve dans ces GJ des gens qui ne votent plus depuis un bout de temps, qui ne militent pas non plus. Cette désespérance se traduit également souvent par une solitude profonde, une marginalisation progressive. Nous aurions dû nous en rendre compte avant et ne pas l'accepter. 

Mettons-nous un peu à leur place. Avoir 30 ans, ou 50 ou 70 et voir ses quelques revenus grattés ici et là et tous ses petits plaisirs s'éloigner petit à petit, toutes les joies de la vie disparaitrent.

Regardons ces petits plaisirs que l'on a conscencieusement supprimer toujours pour de bonnes raisons : l'alcool interdit, nuisible pour la santé, idem pour la clope, idem aujourd'hui pour la voiture qui est un instrument fondamental de liberté pour tous. Nous avons tous des véhicules anciens d'une vingtaine ou d'une trentaine d'années qui ne nous coûtent rien ou si peu, et que l'on nous demande de supprimer, et je ne parle pas des radars qui nous donnent l'impression d'avoir "big brother" au dessus qui veut nous enfoncer. Et ce n'est pas tout, il y a aussi les petits plaisirs quotidiens qui nous faisaient paraitre la vie plus agréable : rencontrer des gens (où chez Leclerc ?), pouvoir échanger des mots aimables, voir des matchs de foot (impossible tout est payant), aller boire un coup avec les copains (impossible, il n'y a plus de troquets ou si peu). Si vous ajoutez à cela les emmerdements que subissent nos gosses dans leur vie professionnelle et la compagne qui n'a plus envie de vous sourire, avouez quand même qu'il est normal que le taux de suicide progresse un peu partout...

Alors, il faut remettre tous ces gens en contact avec nous. Ce n'est pas simplement un problème d'argent, c'est un problème de relations humaines. Ils sont sortis de notre monde, et ils veulent nous sortir du leur. Il faut les remettre à coté de nous et leur donner du moral. Il faut "changer la vie" pour tous ces gens, pour tous ces gens comme le disait le PS en 77 ! C'est simple, ils sont chez eux ici, égaux avec nous, avec les mêmes droits.

METTRE EN PLACE DES CARTES CIVIQUES

Je vais vous expliquer un truc complètement utopique mais il faudrait quand même y réfléchir.
J'ai toujours été partisan que tout le monde paye l'impôt sur le revenu. Oui, c'est choquant, mais ce serait un montant forfaitaire par exemple de 100€ à payer par tous (à défaut de la taxe d'habitation) mais dont on pourrait en déduire, pour les non imposables, tous les actes civiques réalisés au cours de l'année.

Comprenez bien, tout individu majeur recevrait en début d'année, de la part des collectivités locales, une carte civique pour lui permettre de bénéficier des services gratuits de notre Etat. Au fur et à mesure de l'avancement de l'année, il pourrait en être déduit, pour les non imposables, les actes civiques du citoyen. Alors bien sur, en premier lieu les votes, puisque cette carte remplacerait également la carte d'électeur mais aussi quantité d'actions civiques réalisés volontairement par le citoyen au fur et à mesure de l'année. En fin d'année, on fait le point. 2 actions civiques ou 2 votes et le coût de la carte "civique" est effacé. Ces actions civiques pourraient même venir en déduction d'amendes collectées ici ou là. L'informatique permet beaucoup de choses dorénavant.

Alors, quoi comme action civique ? Toutes celles que pourront proposer ces mêmes collectivités à partir de leurs besoins, mais aussi l'inscription à des cours de formation pour s'améliorer, donner soi-même des cours, la participation à des manifestations publiques pour aider à la manutention, ou apporter son appui intellectuel dans des travaux, pour aider d'autres personnes, des enfants, des handicapés, etc.... Les sujets ne manquent pas. Ils seraient proposés par les cartes jaunes eux-même, ou n'importe quel citoyen qui remarquerait un besoin non couvert dans sa commune.

Cette "carte civique" donnerait également accés à un coût réduit à des manifestations culturelles, et même à des services marchands avec des réductions.

Ces gens seraient ainsi à nouveau intégrés dans notre voisinage et pourraient recréer du lien social. Au lieu d'un symbole négatif (le GJ), la carte "civique" deviendrait un signe d'ouverture à l'autre, à l'appartenance à "son coin" mais aussi au fonctionnement de nos collectivités.

Je l'ai dit, c'est totalement utopique mais on est vraiment dans la mélasse... C'est l'idée de base, il faut chercher les effets pervers et comment bien préparer. Je n'ai jamais dit que je savais tout.


Courage travaillons.
 
le 28 janvier 2019
 
Didier Couplet

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LE POINT DE LA FREQUENTATION DE NOTRE SITE : UNE BELLE STABILITE


La fréquentation de notre site fait preuve d'une belle stabilité par rapport à 2014 malgré deux éléments perturbants :
- le fait que nous ne sommes plus "Google Friendly" pour les mobiles et les tablettes, ce qui nous fait perdre beaucoup de lecteurs.
- les événements dramatiques qu'a connu notre pays à savoir les attentats de janvier et de novembre. La fréquentation de notre site s'en est ressentie immédiatement.

Par pays, après la France bien sur, on retrouve toujours la Belgique puis tout de suite les Etats-Unis, ensuite l'Allemagne, l'Espagne, le Royaume Uni, la Suisse, le Canada, l'Italie et les Pays-Bas. Nous sommes lus dans 162 pays (donc pratiquement le monde entier sauf des cas particuliers : Cuba, l'Ouzbekistan, le Turkmenistan (si ça existe), la Namibie, le Botswana, le Groenland et le Zimbabwe. Nous essaierons de faire mieux l'an prochain.

Pour la France, c'est pratiquement toujours le même classement pour les premiers que ce soit par jour, par semaine ou par mois. Les dix premiers sont donc : Toulouse, Paris, Montpellier, les mobiles, Rodez, Montauban, Bordeaux, Albi et Clermont-Ferrand. Nous sommes donc lus dans 1701 villes françaises différentes ce qui est une nette diminution mais les données de Google Analytics sont difficiles à interprêter.

Notre newsletter :

Notre autre grande satisfaction est la réussite et l'appréciation de notre lettre d'infos bimensuelle. Nous avons à nouveau battu le record de lectures pour ce premier de l'année avec ce n°108, encore plus quand je mesure le nombre d'ouvertures.

Nous avons ainsi créé une nouvelle zone "médias" pour sélectionner les articles ou les vidéos où l'on parle de nous. Cela vous plait et cette zone est maintenant une des plus lues (ou visionnées).

Vous appréciez sa simplicité, ses éditos quelquefois contestataires (bon sens paysan), le fait qu'on y trouve toujours quelque chose d'intéressant à lire, vous la lisez et vous y revenez ou vous la renvoyez à des proches ou des collègues. Impressionnant, cela vaut vraiment le temps que nous y passons. Nous n'avons pratiquement pas de désabonnement à cette lettre (0.1 à 0.2 %) et encore, ce sont bien souvent des gens qui changent de mail ou d'emploi.  Nous apprécions vos messages d'encouragement et votre adhésion sur cette lettre.

Voici les cinq articles les plus lus de notre dernière édition N°130 du 28 novembre 2017.

- Tout n'est pas rose dans le "consommer local"
- le réseau des Pharmacies Lafayette racheté par la Banque Rothschild
- le classement de nos plus belles entreprises par département
- le championnat du monde du pull moche à Albi a fait un carton
- nous passons de moins en moins de temps sur facebook (et c'est une bonne chose...)

Bravo, vous vous appropriez de plus en plus notre territoire en élargissant vos zones de lecture. Les Tarn-et-Garonnais s'intéressent aux Cévennes par exemple et les Lozériens au Quercy. Ce n'était pas évident non plus pour la Charcuterie Chabbert à Mur-de-Barrez d'avoir des lecteurs à Moissac ou au sud du Tarn, cela fait un petit bout de route quand même ! Donc notre stratégie de documentation permanente vers nos acteurs économiques fonctionne et prend de l'ampleur. Sur cette lettre qui est quand même très "locale", nous comptons quantité de lecteurs d'autres régions qui apprécient ces nouvelles, cet "éclairage" bi-mensuel sur notre économie locale. Cela devrait se traduire par des visites, peut-être des implantations ou des commandes. En fait, on devrait nous payer pour ça mais ils n'ont plus de sous du tout.

A noter également, l'apparition d'un nouvel espace "médias" qui va mettre en avant tous les médias locaux, régionaux ou nationaux qui parlent de nous.

Stratégie Facebook :

On progresse nettement. Nous avons ainsi publié plusieurs pages qui ont été lues par plusieurs milliers de lecteurs. Le record absolu a été atteint pour la Laiterie Fromagerie Rissoan en Lozère avec 5 600 vues. Il y a une page centrale Vivreaupays qui reçoit des infos pertinentes des départements et aussi d'autres infos qui nous touchent tous. Il y a ensuite 6 pages que l'on peut qualifier de locales, la plus lue est celle de la Lozère, puis vient Montauban, l'Aveyron, Millau Grands Causses, et à parité le Tarn et le Quercy où facebook compte beaucoup moins d'utilisateurs. Cela va venir. Dans ces pages, nous pouvons publier plus facilement des infos ou des événements locaux. Facebook nous permet également de faire de la communication différente autour de la musique le week-end comme pour la Saint-Valention avec notre cadurcien Charles Dumont. Là aussi, c'est lu, nous avons dû avoir plus de 550 lecteurs pour celle de Bowie.

Des interviews de VIVREAUPAYS :

Notre excellente radio locale CFM nous a interviewé.

Vous pouvez l'écouter en cliquant sur ce lien pour la présentation générale du site d'infos.

Vous pouvez l'écouter en cliquant sur ce lien pour la présentation du site de vente en ligne (février 2013) 

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