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1er juillet 1973. Eloi Brel, quarante trois ans, est un jeune agriculteur plein de dynamisme. Issu des JAC (Jeunesses Agricoles Chrétiennes), il a déjà participé à la création de la CAEL, une coopérative d’élevage qu’il préside depuis 1966 et de SICA Centre Sud. Ce jour là, il s’apprête à rencontrer quatorze autres agriculteurs pour signer l’acte de fondateur de la CAPEL.

Parmi ces quatorze personnes, cinq sont les présidents de petites coopératives du Lot. Ce sont un peu des révolutionnaires, des empêcheurs de tourner en rond.

Enfants de paysans, ils veulent s’élever au-dessus de leur condition. Prendre leur destinée en main. Quitte à voler le pouvoir à ceux qui ont fait fortune de l’ignorance des leurs.

Ces jeunes ruraux, courageux, instruits, élevés dans l’idée très chrétienne du progrès, constatent que les paysans nourrissent le pays depuis des générations sans prospérer eux-mêmes. Ils ne s’en satisfont pas.

En signant les statuts de la CAPEL ce premier juillet 1973, Etienne Lapeze, Jean Fournié, Gabriel Nadal, Armand Laporte, Eloi Brel et les autres pressentent qu’ils sont à l’aube d’une nouvelle ère et que sous leur impulsion, le monde rural va changer. “La révolution silencieuse” est en marche.

Mais dans le pays, tout le monde n’adhère pas au mouvement. Loin s’en faut…

“Au début des années 70, Eloi Brel tenait souvent ce propos”, raconte aujourd’hui Denis Marre, directeur général de la CAPEL : “Chaque jour, je croisais le boucher et le marchand de bestiaux. Je voyais leur belle voiture toute neuve et leur belle maison. Cette richesse, je me suis dit qu’en créant une coopérative, on allait pouvoir la faire remonter aux producteurs.
Lorsque nous avons eu constitué une première coopérative, il a fallu se rendre à l’évidence. Il y avait encore un long chemin à parcourir. Mais il ne fallait pas nous retourner”.

“Issu d’une famille de paysans modestes, Eloi Brel avait acquis auprès des Jésuites l’idée que tous les hommes sont intelligents et que c’est l’histoire qui crée des situations injustes”, raconte Yves Borredon, administrateur de la CAPEL jusque dans les années 90. “Se grouper pour s’opposer”, telle était sa ligne
de conduite. “Tous ceux qui l’ont côtoyé reconnaissent son écoute, sa diplomatie et son côté visionnaire. “Il était de ces hommes qui sèment les graines que les autres font pousser”, conclut Yves Borredon.

“La truffe, apparue avant guerre, n’avait pas rendu les gens entreprenants et vaillants”, raconte Guy Fouché, président de la CAPEL de 1993 à 1995 et acteur du mouvement coopératif dès l’origine.

“Les gens vivaient de peu, en autosuffisance. Ils n’achetaient pas de viande, sauf pour les fêtes”.
“Les exploitations, dédiées à la polyculture, mesuraient 15 à 20 hectares pas plus”, raconte Jean Faliez, technicien de la CAEL dès 1966 et futur directeur général de la CAPEL, “mais la mécanisation arrivait et les lois d’orientation des années 60 allaient entraîner de grandes mutations”.

“Aucune structure organisée ne regroupait les exploitations”, résume Denis Marre. “Le marché, c’était des acheteurs privés, eux-mêmes de petite taille. Ils venaient dans les cours de ferme, estimaient la bête à l’oeil, mentaient un peu sur le poids de la carcasse et l’emportaient”.

“Le maquignon avait sa ferme de référence et s’en servait pour négocier chez les autres à la baisse”, raconte Guy Fouché.

“Evidemment, l’agriculteur expérimenté, au courant des cours et qui prenait son temps pour courir les foires se faisait moins avoir que le benêt ou le jeune qui démarrait. Nous nous sommes insurgés contre ce système”.

“Chaque commune ou canton avait son “syndicat”, petite coopérative le plus souvent tenue par un notable”, relate Guy Fouché. “Or ces syndicats avaient été créés pour regrouper les achats, en aucun cas pour commercialiser la production agricole”.

Les jeunes agriculteurs se sont dit : “pourquoi ne
pas créer des coopératives de vente ?”. “Cette logique fut largement incomprise par les anciens et même par le Crédit Agricole chez qui les revendeurs, négociants et autres maquignons avaient des comptes.

On avait peur que nous fassions éclater le système. Et les directeurs voyaient qu’on allait diluer leur pouvoir. Il y avait des prés carrés”.

Toutes les coopératives du Lot furent sollicitées pour créer l’union. Il y eut 80 % de non. “L’idée ne passait pas”, explique Guy Fouché. “Les gens pensaient qu’ils allaient se faire manger par Cahors.

Ceux qui ont dit oui étaient les plus proches des “révolutionnaires”.

1975 -1985
La petite coop qui monte
La coopérative s’agrandit et son effectif croît rapidement. Mais sur le terrain commercial, les premières années sont difficiles. Lors des réunions, les débats sont houleux.

Puis la confiance s’installe peu à peu entre la CAPEL et ses adhérents. Au tournant des années 80, le mouton subit une grave crise. Les jeunes agriculteurs doivent s’adapter...

“Rapidement, les adhésions se sont multipliées. A la suite des cinq coopératives fondatrices, celles de Gramat, Saint-Céré-Bétaille et Dégagnac nous ont rejoint. Puis d’autres.

Toutes étaient des structures d’approvisionnement, souvent en situation difficile. A vrai dire, on adhérait plus par contrainte que par conviction, souvent poussé par le Crédit Agricole.

Des gens fournissaient la CAPEL tout en restant adhérents à la coopérative locale pour raison diplomatique”.

“Les réunions de sections étaient agitées. Motivé par quelque négociant, un adhérent trouvait toujours l’exemple d’une paire de boeuf vendue à des prix formidables.

Habitués aux rapports de force avec les maquignons, les adhérents contestaient la rémunération de leurs produits. Les débuts ont été difficiles. Sur le marché parisien, c’était épouvantable” !

Tollé général
”Un jour, Eloi Brel a fait venir un expert pour débattre de l’évolution de l’agriculture. A la tribune, le gars lance :
“Les choses bougent ! Bientôt, pour nourrir un ménage de producteurs, il faudra 200 brebis mères.” Tollé général. Huées.

Avec quarante brebis, tous avaient déjà l’impression de
s’épuiser au travail. Il a fallu toute la diplomatie d’Eloi Brel pour faire asseoir la salle. On a pris conscience qu’on ne faisait pas avancer un âne sans carotte. Ca nous a servi pour le label”.

“Dans une région difficile comme la nôtre, nous savions
que nous ne pourrions jamais faire de l’industriel.
La crise de l’agneau a été le déclencheur des démarches qualité.

Techniquement, ça n’était pas évident. La caussenarde
est bonne mais elle a de longues pattes et des gigots
allongés. On l’a sélectionné pour améliorer sa valeur laitière et sa conformation.

Lorsque que l’on a eu créé une nouvelle race, la F1 46, tous les “anti” se sont ligués. Si je n’avais pas eu
quelques amis et en particulier Jean Faliez et André Compain, j’aurais abandonné. A Paris, mes pairs me rigolaient au nez.

Le label embêtait tout le monde. Le cahier des charges était perçu comme contraignant. Il fallait “boucler” les brebis, tenir un carnet d’agnelage pour assurer une traçabilité.

On a cherché les fameuses carottes. On a trouvé des aides pour compenser le surcoût en attendant que les filières l’intègrent dans les prix de vente.

Le Conseil Général nous avait promis une aide sur trois ans, il nous l’a donné sur cinq. Maurice Faure
avait compris l’enjeu. Par la suite, cette démarche en a insufflé d’autres”.

“Au début des années 80, l’abattoir de Gramat était vétuste. A vrai dire, il était même en soins palliatifs depuis dix ans.

Ça a été la bagarre pour le faire rénover. Des comités
nationaux devaient approuver le projet. Il fallait qu’il y ait un potentiel d’abattage. Seuls les abatteurs, coopératives et négociants pouvaient le garantir.

Les éleveurs n’y pouvaient rien. Nous sommes partis en campagne pour obtenir toutes ces signatures”.

1986 -1995
La qualité avant tout
Après une période d’expansion tous azimuts, la gestion fait son entrée dans le domaine agricole.

La CAPEL se modernise, investit dans la transformation et la commercialisation. Avec plus ou moins de bonheur…

Les démarches de labellisation se multiplient. Comme par le passé, la coopérative reste pionnière.
Le succès de l’agneau fermier du Quercy fait des émules.

Mal compris à ses débuts, le label de qualité apparaît
désormais comme le moyen le plus sûr de faire face à la banalisation des produits agricoles.

La crise des palmipèdes de 1985 en témoigne. A la suite d’une chute des cours sans précédent, une démarche de reconnaissance est entamée.

Elle aboutira en 1987 à la création du premier label foie gras de France. Bientôt, l’ensemble des activités suivent.

A l’aube des années 90, toutes les productions animales de la CAPEL bénéficient d’un signe officiel de qualité.

Ces évolutions sont accompagnées d’une modernisation accélérée.

En 1988, la création du premier abattoir palmipèdes
de Midi-Pyrénées agréé CEE est décidée. Celui-ci sera
inauguré en 1990 à Gramat.

La même année, un foie gras La Quercynoise obtient une médaille d’or au Concours général Agricole.

La production connaît un fort développement. Dans
le même temps, grâce à l’engagement d’investisseurs tel Centre Sud et des ETS Destrel, l’abattoir ovins de Gramat est privatisé et rénové.

L’opération conforte la démarche label et permet
de maintenir une activité d’abattage dans le Lot. Les activités fruits et légumes suivent les mêmes tendances.

Pour assurer sa rentabilité, la CAPEL doit investir des secteurs connexes à son métier d’origine. Mais si l’adhésion au réseau Gamm Vert atteint son objectif, les premières tentatives de développement des filières d’aval sont un échec. Ce n’est que partie remise…

“A l’origine, le foie gras, c’était le travail de l’épouse pour offrir le surplus à la famille. Dans les années 75-76, on éviscérait encore le canard dans la cuisine.

Jusqu’en 1988, l’activité végétait. Nous avons commencé par utiliser un abattoir désaffecté à Salviac, puis nous avons aménagé un appentis au Perié.

Les producteurs venaient eux-mêmes éviscérer leurs
bêtes. Lorsque l’on a créé l’atelier d’éviscération et de découpe à Gramat, il y a eu des réticences.

Des spécialistes nous ont dit que les canards ne résisteraient pas au transport, qu’il y aurait
des pertes. Il faut dire qu’à l’époque, nous étions parmi les premiers. Techniquement, il a fallu tout inventer”.

“Jusqu’à 1988, dans les dépôts d’approvisionnement,
se trouvait toujours dans un coin quelques, marteaux, pointes et autres produits d’usage courant. Ils étaient vendus sans méthode particulière.

Or nous avions un savoir-faire en jardinage et il y avait une demande pour ce savoir-faire.

L’UNCAA (Union des coopératives d’approvisionnement agricole) a eu l’idée de ramener dans le giron des coopératives de l’argent des “rurbains”, ces gens qui travaillent en ville et qui vivent en milieu rural.

C’est ainsi qu’est né le réseau Gamm Vert, à la fois marque, concept marketing et centrale d’achat. En élargissant l’offre à une clientèle voisine, on a pu
maintenir des petits dépôts d’approvisionnement qui autrement n’auraient pas survécu”.

“En 1988, la CAPEL a participé à la création du groupe Arcadie.

Une belle idée sur le papier, mais qui dans les faits, s’est vite avérée catastrophique. L’objectif était d’additionner des forces pour s’engager dans la transformation de viande, activité très gourmande en capitaux.

Malheureusement, dans les années 1990, Arcadie s’est lancée dans un rachat d’entreprise mal ficelé qui a entraîné le groupe à sa perte.

Arcadie a du se séparer de toute la partie industrielle de son activité et d’une société de distribution qui opérait sur le Sud-est.

Finalement, en 1995, la CAPEL, avec quatre coopératives du Sud-Ouest a consolidé une structure régionale existante, ADSO (Arcadie Distribution Sud-Ouest) pour remplacer Arcadie”.

“Le 19 septembre 1991, le monde agricole a organisé une grande manifestation à Paris avec ce slogan “Pas de pays sans paysans”. Ce n’était pas une revendication agressive.

Simplement l’expression de notre attachement à une agriculture diversifiée, faite d’exploitations familiales sur tout le territoire.

J’ai été touché par l’accueil des Parisiens et de leur
communion avec le monde paysan. Les médias s’en sont fait l’écho. Cela nous a donné du baume au coeur. Je crois que c’est une journée qui a compté en France”.

1996 -2000
Le choix de la proximité
La coopérative est à la croisée des chemins. Après deux années déficitaires, elle doit opérer des
choix stratégiques cruciaux.

L’idée de développer l’aval des productions fait son chemin. Mais au sein du Conseil d’administration, deux logiques s’affrontent. L’équipe dirigeante préconise un rapprochement avec la coopérative aveyronnaise Unicor.

Mais la plupart des administrateurs craignent que le centre de décision quitte le Lot. Les débats sont houleux.

Les périodes difficiles sont propices à la remise en question. 1995 est à ce titre l’année du changement. 1993 et 1994 ont été légèrement déficitaires. En 1994, Jean Faliez a été sollicité par la coopérative aveyronnaise Unicor.

Il en devient directeur général tout en poursuivant ses fonctions à la CAPEL.

Cette direction à temps partagé va dans le sens d’un rapprochement entre les deux coopératives, préconisé par l’équipe dirigeante.

Guy Fouché et Jean Faliez estiment qu’un partenariat
renforcé est nécessaire au déploiement d’une stratégie
industrielle. Or le contexte est aux fusions. Celle de deux entités départementales du Crédit Agricole s’est soldée par la délocalisation du siège à Rodez. Cet exemple entretient un climat d’incertitude.

Administrateurs et salariés craignent une fuite du centre de décision hors du Lot. Un audit est
lancé.

Après plusieurs mois de travail, le cabinet C3A rend
son rapport. Celui-ci souligne les atouts et les faiblesses de l’entreprise. Parmi ces dernières, la direction générale à temps partiel entre CAPEL et Unicor.

Cet audit conforte les administrateurs dans leur volonté de maintenir un centre de décision lotois. En décembre 1995, au terme de débats animés, Jean
Faliez démissionne de ses fonctions. Il est remplacé par Denis Marre.

Quelques semaines plus tard, Guy Fouché laisse sa place à Christian Delrieu.

La CAPEL n’abandonne pas pour autant son objectif de
développement aval. En 1995, elle entre au capital d’Arcadie Distribution Sud Ouest avec quatre autres coopératives dont Unicor.

D’autres partenariats sont également mis en place avec des coopératives départementales ou limitrophes.

La CAPEL s’ouvre tout en maintenant son ancrage local. Investissements et fusions-acquisitions se pousuivent.

“Denis Marre et moi-même nous connaissions déjà bien lors de mon élection. Très vite, nous avons compris que dans une maison aussi grande que CAPEL, nous ne pouvions passer notre temps à réfléchir à ce que pensait l’autre.

Nous avons opté pour une répartition des rôles claire. Nous nous sommes attachés à ce qu’une décision politique ne puisse compromettre une décision de gestion et vice-versa. Notre confiance réciproque
a été très utile les premières années”.

“La période 1996-2000 est celle au cours de laquelle nous avons commencé à considérer les coopératives voisines non-plus comme des concurrents mais comme des partenaires potentiels.

Le dialogue s’est instauré avec Sicaseli. Nous avons
appris à nous connaître. Nous avons conclu des accords de territoire et de production pour éviter d’être en concurrence frontale. Puis nous avons créé un GIE pour acheter ensemble.

La création de Qualiporc et d’ADSO tout comme l’adhésion de la section palmipèdes d’Unicor au groupement de producteurs palmipèdes de la CAPEL procèdent de la même logique”.

“J’ai toujours admiré Eloi Brel pour sa capacité à dessiner l’avenir, son côté avant-gardiste. Avec Jean Faliez, son directeur général, un homme pragmatique attaché au terrain, ils formaient un duo parfait.

Leurs objectifs coïncidaient avec les miens. C’est pour cela que je suis resté administrateur”.

“Lorsque j’ai pris mes fonctions, nous avons été appuyés par la profession. La Chambre d’agriculture, la FDSE et la CDJA nous ont soutenus.

Pourtant, on pouvait légitimement s’interroger
sur la solidité de la CAPEL. C’était une entreprise qui devait faire de gros investissement mais qui avait peu de fonds propres. Mais d’un autre côté, notre absence dans le département était inimaginable ”!

“L’une des plus belles réussites de la CAPEL au cours de ces quatre années a été le développement de La Quercynoise, c’est à dire de l’activité palmipèdes.

C’est, avec la station fruitière de Castelnau, le secteur qui a permis d’installer le plus de jeunes agriculteurs dans le Lot”.

La politique de croissance externe se poursuit. Partenariats, fusion, la CAPEL recrute de nouveaux
adhérents et s’investit de plus en plus dans l’aval.

En 2004, de coopérative de production, elle est devenue une structure de commercialisation à part entière.

Trente ans après, le rêve d’Eloi Brel est plus que jamais
d’actualité.

L’objectif de la CAPEL est le même qu’aux premiers jours : accéder au marché en direct. Dans le contexte moderne, une telle ambition nécessite d’atteindre une taille critique et motive une croissance accélérée.

Les fusions-absorptions se multiplient. 2001 est une année d’expansion record. Pas moins de six entreprises entrent dans le giron de la CAPEL.

Certaines de ces opérations ont pour vocation de maintenir un service en zone rurale. Souvent, elles se réalisent à la suite de difficultés ou d’un départ à la retraite sans perspective de reprise.

La CAPEL assoit son développement dans un contexte
de régression de la population agricole. Mais ces rachats permettent de faire monter l’offre en puissance et de contourner des intermédiaires commerciaux.

La croissance externe est assortie de gros efforts pour valoriser les produits. Une fois de plus, les recettes mises au point par les fondateurs font merveille.

De nouveaux labels - Bergeret, IGP melon du Quercy et AOC noix du Périgord - apparaissent sur le marché. Désormais, la majorité des productions de la CAPEL bénéficient d’une dénomination sous signe officiel de
qualité qui permet de vendre mieux et à un prix plus élevé.

Ce développement est assorti d’une conséquence non prévue au départ. La CAPEL a changé de périmètre d’action.

Autrefois limitée au Lot et aux arrondissements limitrophes, sa zone d’intervention s’étend depuis 2003 de Montauban à Ussel.

En 2004, la coopérative est implantée sur l’ensemble du Lot, du Tarn et Garonne et de la Corrèze et dans les arrondissements limitrophes du Cantal, de l’Aveyron, de la Dordogne et du Lot et Garonne.

Un tel développement est le prolongement de la logique de regroupement voulue par les fondateurs. Trente ans après, la CAPEL confirme sa vocation d’entreprise d’aval.

Le voeu d’Eloi Brel d’apporter la prospérité au monde paysan est entrain de se réaliser.

“Quand j’ai été nommé directeur général, le représentant de la caisse nationale du Crédit Agricole m’a reçu. C’était juste après la défaillance d’Arcadie.

Il m’a dit : “Avec les provisions que vous avez à faire, vous n’avez aucune chance”. Ça m’a galvanisé. Dans notre environnement, rares étaient ceux qui croyaient à notre projet. Nous si, parce que nous étions simplement mieux informés. Depuis, nous avons quadruplé nos fonds propres”.

“Il y a trente ans, la CAPEL a été créée dans l’idée de ne plus se contenter de produire mais d’aller vers le marché pour faire remonter la valeur ajoutée aux producteurs.

La période 2001-2004 confirme cette vocation. La conséquence, c’est que la CAPEL fait deux fois plus de chèques aux producteurs qu’elle ne leur fait de factures.

Peu de coopératives polyvalentes sont dans cette proportion”.

“Lors des premières assemblées, les questions portaient sur le poids des carcasses. On ignorait la notion de concurrence.

Aujourd’hui, on ne parle plus que de stratégie et de marchés. Les mentalités ont évolué avec l’entreprise”.

Cas unique
“L’activité palmipèdes a été créée de toutes pièces, sans croissance externe. Aujourd’hui, nous en maîtrisons toutes les fonctions, y compris commerciales. C’est un cas unique en France”.

“Au cours de huit ou dix dernières années, nous avons doublé nos activités d’aval. Cela veut dire que nous sommes parvenus à digérer notre croissance externe.

Rien que pour les palmipèdes, les ventes de produits transformés ont augmenté de 80 % entre 2001 et 2004. Et ce n’est pas fini”.

“Aujourd’hui, les agriculteurs veulent être des citoyens à part entière. Il ne veulent plus se contenter de produire mais produire ce que veut le consommateur.
Ils ont le souci de l’ environnement“.

Infos :
LA CAPEL : LE REVE D'ELOI BREL

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