Accueil

 
Le magazine CREATIONS D'ENTREPRISE MAGAZINE a consacré un article important à Jean-Paul MAURY, à l'origine imprimeur à Millau, qui s'est considérablement développé au point de devenir un acteur national.

A 69 ans, Jean-Paul Maury n’est pas encore prêt à céder les rênes de son groupe d’imprimeries, N°1 en France pour l’impression de magazines et dans le TOP 5 des imprimeurs français tous produits confondus (magazines, livres, catalogues, documents techniques….

Chez les Maury, l’imprimerie est une histoire de famille depuis déjà cinq générations. Fin 1967, Jean-Paul Maury prend les rênes de l’entreprise transmise de père en fils depuis 1850. A force de détermination et d’audace, il transforme la petite affaire de Millau de 16 salariés en un grand groupe industriel de 1 500 personnes, en implantant des usines ultra modernes sur plusieurs autres sites français :

MAURY IMPRIMEUR SAS – 2 sites dans le Loiret (45)
ROTO FRANCE IMPRESSION – 1 site à Lognes 77
NORMANDIE ROTO IMPRESSION – 1 site à Alençon (Lonrai 61)
IMPRIMERIE MAURY – 1 site à Millau (12) et à Aix (13)
IMPRIMEUR MAURYFLOR – 1 site à Malesherbes (45)
KEY GRAPHIC – 1 site à Paris 11e
ROCKSON ROTO SUD IMPRESSION – 1 site à Rognac (13)

Participations dans :
4D Concept, SSII d’informatique,
SIRC, société de reliure industrielle,
Rampazzo associés, agence de création éditoriale et graphique.

LES 3 SPECIALITES DU GROUPE :
Le Groupe Maury Imprimeur produit pour 58 % de son chiffre de vente des magazines hebdo et mensuels, pour 22% des catalogues promotionnels, pour 20 % des livres et de la documentation technique de son chiffre d’affaires.

Rencontre avec un grand patron passionné, humble et chaleureux qui cultive tout autant l’esprit entrepreneurial que l’esprit d’équipe.
Par Valérie Loctin du magazine CREATIONS D'ENTREPRISE MAGAZINE

Comment a démarré votre carrière d’imprimeur ?

Jean-Paul Maury : Je suis issu d’une famille d’imprimeurs. Je représente déjà la cinquième génération ! Mon père était le propriétaire du Journal de Millau. Mais en fait, la presse, ce n’était pas vraiment son domaine. C’était un intellectuel, un grand humaniste, un homme cultivé.

Il s’est donc tout naturellement mis à corriger et à imprimer des livres pour de grands éditeurs. Petit, j’appréciais ce qu’il faisait et dès que je sortais de l’école, j’adorais me rendre dans l’atelier familial de 450 m² parce que j’aimais déjà l’odeur de l’encre. J’ai donc tout naturellement suivi les cours d’une Ecole d’imprimerie pendant 6 ans et pris des cours du soir aux Arts et Métiers.

C’est à l’âge de 23 ans, en octobre 1967, que j’ai pris les rênes de l’entreprise familiale qui comptait 16 personnesà l’époque. Mais ma première année d’exercice a été épouvantable. C’était Mai 68, nous n’avions plus beaucoup de commandes… C’était très pénible… Pendant deux/trois ans, je me suis donc battu pour moderniser le site et choisir un vrai futur.

Vous aviez des fonds pour cela ?

Non, je n’avais pas d’argent et ma famille n’était pas particulièrement aisée ! En revanche, chez nous, l’esprit de famille a toujours été très fort. Ma famille a donc accepté qu’on hypothèque les biens familiaux pour me permettre d’avoir le million de francs en 1971 nécessaire à l’époque pour financer mes premiers investissements.

Bref, on a risqué et on a ainsi pu construire l’usine de Malesherbes en 1972 sur 1 400 m², à côté d’un relieur important qui travaillait avec le grand éditeur Pierre Bordas. Nous nous sommes d’abord spécialisés dans le livre avant de nous développer dans le magazine.

A partir de 1975, vous vous développez donc à vitesse grand V ?

Oui, en effet, puisqu’en 1975, on a reconstruit 7 000 m² de plus et nous étions déjà 100 personnes. Puis en 1980 et 1987 on a construit 20 000 m² supplémentaires nous permettant d’arriver à un site de 28 400 m² pour 300 personnes. En 1990/91, nous avons créé le site de Manchecourt sur 5 000 m² et nous comptions déjà 500 salariés. Puis en 1999, Manchecourt devenait une usine de 70 000 m² et le groupe atteignait 1 000 emplois. Je savais alors qu’il était temps pour nous de faire de l’expansion externe.

Nous avons donc commencé par racheter Brodard Graphique, puis fait l’acquisition de Normandie Roto Impression en 2001 (imprimeur notamment de La Pléiade), puis Roto France Impression spécialisée dans l’impression de magazines et de catalogues en 2005, ainsi que Key Graphic, une unité de prépresse la même année.

Avez-vous été touché par la crise économique ?

Oui, comme tout le monde. En 2008, la crise est arrivée, le développement économique a connu un gros frein et j’ai donc dû arrêter Brodard Graphique en 2009 ce qui a été très douloureux pour nous tous à ce moment-là. 2010 a été une année de fortes restructurations et 2011 une année plus confortable avec de très bons résultats.

Maury imprimeur est aujourd’hui un groupe de 1 400 personnes. Nous sommes leaders en impression de magazines (130 mensuels et 70 hebdomadaires, comme Le Point, L’Express, Courrier International, Elle, Paris Match, Le Monde M…) qui représente 58% de notre activité.

L’impression de livres et la documentation technique représentent 20% et les 22 % restants sont consacrés à l’impression de catalogues et de documents promotionnels pour les grandes surfaces. Maury, c’est 250 000 tonnes de papier par an soit environ 1 000 tonnes par jour !

Combien avez-vous investi pour parvenir à un tel groupe industriel ?

Cela représente plusieurs centaines de millions d’euros d’investissements ! Avec la fierté de fabriquer de très bons produits et d’être parvenu à nous hisser dans les 3 premiers imprimeurs nationaux, sachant que nous sommes N°1 pour l’impression des magazines.

Fin décembre 2014 nous venons de reprendre une usine à Rognac sous le nom de Rockson Roto Sud Impression qui ne fabrique que des documents promotionnels pour les grandes enseignes avec 80 personnes.

Comment expliquez-vous un tel succès ?

Tout ça a été possible grâce à notre équipe, notre amour du produit, notre passion pour notre métier et le fait de très bien connaître le métier de nos clients.

Il faut sans arrêt être dans l’action, car c’est tous les matins qu’il faut se battre et conquérir de nouveaux marchés. A 69 ans, j’ai la chance d’avoir avec moi une équipe formidable.

Mon rôle aujourd’hui est donc de leur donner l’impulsion, de les impliquer. L’imprimerie, c’est une affaire de transmission. Aujourd’hui, j’ai envie de dire « place aux jeunes ! ».

Vous êtes d’ailleurs très actif auprès d’Yvon Gattaz dans l’Association Jeunesse et Entreprises. Pourquoi cet engagement auprès des jeunes ?

Notre objectif est d’être à l’écoute des jeunes, de les guider et de leur inculquer l’idée d’entreprendre, bref l’envie de créer leur propre entreprise. Aujourd’hui, l’Association Jeunesse et Entreprises est d’ailleurs considérée comme l’un des principaux interlocuteurs auprès des différents ministères et notamment de l’Education Nationale pour le rapprochement du monde de l’Entreprise et du monde de l’Education, en vue de faciliter l’intégration des jeunes vers l’emploi. Il faut absolument développer la création d’entreprise en France et même aider les jeunes à reprendre des entreprises existantes.

 Savez-vous qu’il existe en 2012 en France 500 000 entreprises qui cherchent un repreneur ? Avant de créer de nouvelles entreprises, il faudrait déjà faire en sorte de reprendre et de développer celles qui existent déjà ! On n’a pas encore assez d’entrepreneurs en France car de nombreux jeunes sont encore trop craintifs à se lancer. D’où l’intérêt de créer des ponts entre le monde de l’Education et de l’Entreprise, de rappeler aux entreprises qu’elles doivent former et employer des jeunes et de démontrer aux jeunes que l’entreprise c’est formidable ! En France nous sommes les champions dans la création d’entreprises naines ; on a des start-up mais il ne faut pas que des starts il faut des up !

Quels conseils souhaitez-vous donner à de jeunes créateurs aujourd’hui ?

Que pour se lancer, il faut déjà avant tout un bon produit, un bon emplacement et un peu d’argent. On ne crée pas sa boîte avec 1 euro en poche, il faut se mouiller, comme par exemple hypothéquer des biens de famille si on en a.

Il faut s’impliquer, aimer les gens, réunir des talents et faire en sorte qu’ils se révèlent. Avec une entreprise, on n’a pas trop le droit de se tromper, donc il faut y croire à fond, il faut avoir la foi, il faut « risquer ». La création d’entreprise est un parcours du combattant. Quant à l’entreprise, c’est une véritable Olympiade où seuls les meilleurs gagnent ! L’entreprise est un ring. On reçoit des coups, on en esquive et on en donne. Il faut se battre, ne jamais rien lâcher et être toujours le plus rapide.

Quand vous regardez votre parcours, qu’est-ce qui vous vient en tête ?

Aujourd’hui, à 69 ans, je me dis : « T’aurais pu faire mieux ! ». Si j’avais l’expérience d’aujourd’hui avec trente ans de moins, ça serait extraordinaire ! Au début, j’ai forcément perdu du temps parce qu’il y avait des tas de choses que je ne savais pas encore et à ce jour d’ailleurs j’apprends tous les jours et heureusement !

Pour être et rester un leader, il y a sans arrêt de nombreux obstacles à passer. Et avec l’expérience, c’est beaucoup plus facile. Car vous savez, c’est dans les difficultés et la tempête qu’un chef d’entreprise se révèle !

Nota bene sur l'Association Jeunesse et Entreprises :

Association d’entreprises créée et présidée par Yvon Gattaz, membre de l’Institut, Jeunesse et Entreprises est reconnue d’utilité publique. Elle réalise depuis 25 ans des actions pour rapprocher les jeunes des entreprises et les entreprises des jeunes, avec le relais des enseignants et des parents d’élèves.
Plus d’infos sur : www.jeunesse-entreprises.com

 

Infos :
LES IMPRIMERIES MAURY UNE SAGA INDUSTRIELLE
Zone des Ondes B.P. 235
12100 MILLAU
Tél. : 05 65 60 95 60
Rechercher :
Compte Twitter
Toutes les brèves
Zoom sur...
Zoom sur...
Contactez-nous



 


 

 

Enregistrer

Enregistrer

 


 

 

 

 

 


 



 

 

 

 

Transmission activités
Ventes commerces Aveyron
Ventes commerces Quercy
Ventes commerces Tarn
Cession entreprises Aveyron
Cession entreprises Quercy
Cession entreprises Tarn
Vente en ligne
Informations économiques
Terroir Aveyron
Terroir Quercy
Terroir Tarn