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RODEZ - AVEYRON (12)

BONNEFIS MICHEL

De la Simca 1100 aux chars Leclerc, en passant par l'Espace et les autobus : Michel Bonnefis s'est intéressé au cours de sa carrière à pratiquement tout ce qui roule.

L'attachement que cet Aveyronnais a toujours éprouvé pour l'automobile remonte sans doute à sa plus tendre enfance : son père était concessionnaire à Rodez.

Dans ces conditions, on ne s'étonnera pas de voir l'ancien élève de l'Institut national des sciences appliquées de Toulouse frapper en 1977 à la porte de Chrysler France, après des débuts chez ITT puis Philips.

Basé à l'usine de Poissy, l'ingénieur se voit confier assez jeune des responsabilités importantes en matière de montage. Et se retrouve ainsi, à moins de trente-cinq ans, en position de mettre en oeuvre son premier plan social : la suppression de quelque 2.000 emplois sur les 10.000 que comptait le site passé dans le giron de Peugeot peu de temps auparavant.

Deux ans plus tard, Philippe Guédon, qui vient tout juste de concevoir l'Espace, lui propose le poste de directeur des opérations industrielles de Matra Automobile. Véhicule d'un genre nouveau dans lequel beaucoup ne consentaient alors à voir qu'une vulgaire « petite camionnette », le monospace fabriqué par Matra pour Renault a connu un démarrage difficile : huit exemplaires sortiront des chaînes de montage de l'usine de Romorantin en juillet 1984, mois de l'arrivée de Michel Bonnefis. « Pendant deux ans, nous avons perdu de l'argent. Tout autre patron que Jean-Luc Lagardère aurait jeté l'éponge », se souvient-il aujourd'hui.

S'ensuivront plusieurs années d'euphorie, au cours desquelles le directeur industriel contribuera à « gérer l'expansion », après quoi il partira exercer les mêmes fonctions dans la branche défense de Matra, alors dirigée par un certain... Noël Forgeard. Premier contact avec une industrie de l'armement que Michel Bonnefis a appris à apprécier auprès du futur patron d'Airbus.

Entre Matra Défense et le Giat, l'ingénieur de l'Insa a effectué un petit détour par Renault V.I., où Shemaya Levy, grand amateur d'Espace, l'a fait venir en 1995.

Directeur industriel et technique d'Irisbus, alors filiale commune de Renault V.I. et d'Iveco, le Ruthénois est resté trois ans à Lyon. Jusqu'à ce que Giat lui permette de revenir vivre auprès de son épouse, restée en région parisienne.
C/ Les Echos n° 19337 du 26 Janvier 2005 •
YANN VERDO

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