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CAMARES - AVEYRON (12)

MARIE ROUANET FEMME DE LETTRES

Marie Rouanet (Maria Roanet), née en 1936, à Béziers d'un père mécanicien, est une femme de lettres, une ethnologue française, auteur compositeur et chanteuse en occitan,

historienne, chroniqueuse et réalisatrice de huit films documentaires sur les phénomènes religieux.

Ancienne élève de l'école normale d'institutrices, elle a commencé une carrière de chanteuse (1971-1976), puis a été déléguée au patrimoine à la mairie de Béziers.

En 1995, elle quitte sa ville natale pour s'établir à Camarès dans le Rouergue d'où est originaire son mari Yves Rouquette. Elle y écrit La Cuisine amoureuse, courtoise et occitane, première version du Petit traité romanesque de la cuisine et une apologie de la vie citadine dans La Douce chair des villes.

Elle a écrit une quarantaine de romans, d'essais et de chroniques. Ses ouvrages les plus remarquables sont sans doute "Nous les filles" (avec son pendant Du côté des hommes) et "Luxueuse austérité".

Dans Apollonie, reine du monde, écrit à partir des carnets de souvenirs d' Henri Jurquet et écrit avec lui, elle rapporte avec pudeur et vérité le quotidien de la France rurale à son crépuscule, et notamment le rôle des veuves de 1914-1918, à travers la vie d'un hameau de l'Aveyron au début du XXe siècle.

Elle montre, avec Apollonie, une figure qui appartenait à une société économe, dure avec elle-même, mais riche de connaissances et soucieuse d'avenir. Ses mains, marquées par le jardin, l'eau, le feu, les outils, pétrissaient le pain, caressaient l'enfant, maniaient avec douceur et respect le maigre argent du minuscule royaume sur lequel elle régnait.

Elle travailla chaque jour, marquant son passage de travaux innombrables gerbiers, jambons pendus, murettes, arbres taillés, cuivres brillants, salades alignées... Elle rendit à ses morts les services nécessaires et quitta son monde en ordre. Elle apprit à son petit-fils, orphelin, à tenir les bœufs, à faucher l'herbe, à planter droit, savoirs inutiles puisque, de la naissance d'Apollonie à sa mort, le vieux monde acheva de basculer. Inutiles parce qu'Henri ne put rester à la terre et " monta " à Paris pour un tout autre destin.

Essentiels pourtant, car ils lui permirent de relativiser les choses et de porter un regard critique sur le monde, de s'interroger sur le devenir d'une société qui, par soumission aveugle au progrès, a détruit la civilisation millénaire qui nous constituait (d'après l'éditeur).

Source Wikipedia

 

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