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REALVILLE - QUERCY (82)

ETIENNE RODA-GIL PAROLIER ECRIVAIN

Auteur de chansons et dialoguiste, Esteve Roda Gil alias «Étienne Roda-Gil » est né à Montauban, le 1er août 1941, il est décédé le 28 mai 2004 à Paris d'une congestion cérébrale.

Il est issu d'une famille d'exilés espagnols. Son père fut interné au camp de Septfonds (Tarn et Garonne), dès son arrivée en France.

Au moment de la naissance d’Etienne, sa famille était domiciliée à Réalville (Tarn et Garonne). On peut supposer que le père avait été transféré du camp de Septfonds où, dès février 1939, 16 000 hommes de l’ancienne armée républicaine furent internés, au 533e GTE (Groupement de Travailleurs Etrangers) de Réalville.

Ses parents, Antonio Roda Vallès, né à Vinaroz (Espagne), le 13 juin 1908, peintre en voiture, "militant libertaire de la CNT", et Léonor Gil Garcia, née à Badalona (Espagne), le 15 août 1915, sans profession, avaient fui le franquisme début 1939. Vivant avec sa famille dans une grande précarité, le jeune Esteva est atteint par le scorbut et il ne doit qu’à la ténacité de sa mère de pouvoir conserver ses dents grâce à une petite ration de citron qu’elle obtient au prix d’autres privations.

Après avoir passé l'après-guerre à Montauban, la famille déménage, en 1953, à Antony.

Faux ours et vrai buveur de whisky, Roda-Gil est licencié en lettres, visiteur médical. Il rencontre Julien Clerc en 1968 dans un café du Quartier Latin de Paris et entame avec lui une collaboration fructueuse qui s'interrompt en 1980. Il écrit aussi pour France Gall, la compagne de ce dernier à l'époque.

En 1979, il participe pour Gérard Lenorman à l'album Boulevard de l'océan. En 1984, il co-écrit avec Pascal Danel plusieurs des synopsis de l'émission de variété scénarisée Macadam. Nadine Delahaye, peintre, devient sa femme et l'amour de sa vie jusqu'à son décès en 2004. Mais Julien Clerc, l'ami, le fils, revient à lui. « A quoi sert une chanson si elle est désarmée ? », demandait Roda-Gil dans l'album Utile (1992) qui obtiendra le Prix Vincent Scotto l'année suivante. Johnny Hallyday, Claude François, Juliette Gréco, Barbara, Pascal Danel, Pascal Obispo ou Louis Bertignac ont également interprété ses titres.

"Les chansons, ça raconte ma putain de vie quotidienne, c'est transparent ", aimait à répéter Etienne Roda-Gil. Parolier légendaire, le maître enchanteur a marqué, pendant près de quarante ans, et pour longtemps encore, la chanson française de son encre indélébile.

" La Cavalerie ", " Niagara ", " La Californie ", " Ce n'est rien ", " Alexandrie Alexandra ", " Magnolias for ever ", " Le Lac Majeur ", " Cadillac ", " Joe le taxi "...

De Julien Clerc à Claude François en passant par Mort Shuman pour lequel il écrira "le lac majeur" et "Brooklyn by the sea", Angelo Branduardi, Richard Cocciante, Johnny Hallyday ou Vanessa Paradis, Roda-Gil a toujours cherché à écrire des mots. Cependant, il n'a postulé nulle part, ne se disait ni artiste ni écrivain, et affirmait, sans rond de jambe, être un industriel de la poésie. Il n'en démordait pas.

Son histoire, il n'a jamais voulu l'écrire, ni même véritablement la raconter, et un jour pourtant, c'est lui-même qui a désiré montrer la voie ! Il a fallu suivre sa route sans se tromper de chemin, croiser des dizaines de témoins, de proches, d'amis, de collaborateurs...

Étienne Roda-Gil a publié au Seuil La Porte marine et il a adapté pour le cinéaste Andrzej Zulawski L'Idiot de Dostoïevski, rebaptisé L'Amour braque (1985).

En 1989, il a reçu le Grand prix de la chanson de la SACEM.

Roda-Gil s'était fait un dictionnaire des mots d'une et deux syllabes.

Ami avec Roger Waters (ancien membre des Pink Floyd), il lui écrit en 1987 (avec sa femme) un livret d'Opéra, sur le thème de la révolution française, intitulé Ça Ira, que l'ex membre de Pink Floyd va mettre en musique, et qui sera enregistré en 2005 (En version française et anglaise).

Administrateur de la SACEM (1996-1999 et 2000-2003).

 Publications
Julien Clerc (avec Danièle Heymann et Lucien Rioux), Seghers, 1971
La Porte marine, Seuil, 1981
Mala Pata, Seuil, 1992
Moi, Attila, 1993
Ibertao, Stock, 1995
Paroles libertaires, Albin Michel, 1999
Terminé, Verticales, 2000
 
Bibliographie
Pierre Crocq et Alain-Guy Aknin, Etienne Roda-Gil, le maître enchanteur, Flammarion, 2005
Etienne Roda-Gil apparaît sous les traits du personnage Esteban Durruti dans le roman Pauvre de Gaulle ! de Stéphane Zagdanski (éditions Pauvert/Fayard, 2000).

Copyright : wikipedia

Crédits photos : 1- Rfi musique 2-julien-clerc.net

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