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MONESTIES - TARN (81640)

FRANCISCO BAJEN ET MARTINE VEGA ARTISTES DE L'EXIL

Francisco Bajen et Martine Vega sont deux grands artistes espagnols qui se sont implantés en 1939 dans le Tarn lors de la guerre civile.

Francisco Bajen naît en Espagne en 1912 à San Clemente, commune de Villafranca del Bierzo, dans la province de Leon.

Après des études d’économie et de français, il travaille dans une banque et se marie en 1937 avec Libertad Granja (Martine VEGA), jeune fille du pays basque espagnol.

A la suite de la guerre civile, Francisco Bajen, officier dans l’armée républicaine, choisit de s’exiler en France en 1939.  Il s’établit avec son épouse à Saint-Juéry dans le Tarn et travaille comme employé à la Viscose à Albi. Il se lie d’amitié avec des professeurs, des peintres, des poètes de la ville et constitue avec eux un petit cercle culturel.

Intéressé par le dessin, Francisco BAJEN s’oriente vers la peinture dans les années 1946-47, encouragé par ses amis parmi lesquels le peintre à fresques Nicolas Greschny. De facture cubiste, son travail met alors en scène des nus, cernés de larges traits noirs, juxtaposant les couleurs. Le figuratif va peu à peu prendre le pas au fil des années, comme pour assouplir une vision austère du monde. Les compositions profanes (scènes de la vie quotidienne, paysages, nus…) ou sacrées sont traitées par un dessin rigoureux dans une recherche constante d’équilibre de la couleur et d’attention portée à la lumière.

Francisco BAJEN obtient en 1953 un premier prix de composition et une médaille au salon de Deauville. Son travail acquiert dès 1957 une certaine notoriété et les expositions se succèdent dans des galeries parisiennes (Drouant) et à l’étranger ( Japon, Etats-Unis, Europe).  Il côtoie Gromaire, Savin, Mac-Avoy…

Martine VEGA
Libertad Granja naît en Espagne en 1915 à Sopuerta de Castanos, dans la province de Vizcaya.

En 1937, elle épouse Francisco BAJEN et s’exile avec lui en France en 1939, à la suite de la guerre civile.

Elle accompagne la carrière de peintre de son mari. Mais bientôt, elle sort de leur cachette des peintures qu’elle avait réalisées dans le plus grand secret sur des supports des plus hétéroclites : cartons, tuiles, panneaux d’isorel... Le succès est immédiat auprès des amis du couple. Autodidacte, elle choisit comme nom de peintre celui de sa mère : VEGA. Elle puise sa culture dans l’art religieux et les primitifs italiens.

Ses compositions sont empruntes d’une grande vivacité et traduisent son caractère impétueux. Proches de l’expressionnisme et de l’art naïf, elles foisonnent de personnages, inscrits dans des scènes du quotidien, portraits instantanés et cocasses.  

La palette de Martine Vega est à l’image de son tempérament basque, violente et heurtée dans les oppositions de couleurs. Autant l’œuvre de Francisco Bajen traduit la recherche d’un paradis spirituel, autant celle de Martine Vega s’attache à exprimer l’Eden perdu dans sa nature originelle.

Martine VEGA disparaît prématurément le 12 octobre 1974. Francisco BAJEN décéde ce 28 août 2014.

texte et photos : OT de Monestiès

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