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MONTAUBAN LEOJAC - QUERCY (82000)

DOCTEUR YSMEN ALIBERT

Grand médecin de Montauban à la fin du 19ième siècle et au début du 20ième. Le boulevard à coté de nos bureaux de Montauban rue Delcassé porte son nom.

Il constitua également une collection importante d’armes préhistoriques toujours visible au Musée d’Histoire de Montauban.

Ci-dessous des extraits de l’hommage de la Société Archéologique du Tarn et Garonne (A. Aymar) lors de son décés.

Le 12 janvier 1927, le docteur Ismin Alibert, s'éteignait à Montauban, ville où il était né le 1er janvier 1843.

Jusqu'à l'approche de la 84e année, il n'avait guère subi les effets de l'âge, du moins au point de vue intellectuel, et l'on peut dire qu'il conserva, jusqu'au dernier souffle, sa lucidité d'esprit et son incomparable mémoire.

Dès sa jeunesse, Ismin Alibert s'assujettit à la discipline du travail et du devoir. Etudiant en médecine à la Faculté de Paris, après de brillantes études scolaires dans sa ville natale, il ne tarda pas à s'attirer la bienveillance, puis l'attachement de ses maîtres, par les aptitudes professionnelles et les belles qualités dont il faisait preuve.

L'élève devint un maître à son tour. Ses diagnostics faisaient autorité. Il savait allier, avec un art consommé, avec la plus fine psychologie, le traitement moral à celui du corps. Son désintéressement était proverbial.

Médecin-chef de l’hôpital de Montauban, ou médecin d'établissements universitaires pendant de longues années, il eut pu voir, bientôt, ses services récompensés par les distinctions habituelles, mais, avec un caractère aussi ferme qu'indépendant, il ne savait rien demander pour lui. Modeste, tout en n'ignorant pas ses mérites et sa valeur, il aimait à rester dans l'ombre.

Ce n'est que tardivement qu'il fut nommé Officier de l'Instruction  publique, et, ensuite, Chevalier de la Légion d'honneur, le 24 février 1921, par le Ministère de la Guerre. Ses titres, vraiment, étaient bien exceptionnels : « Dégagé de toute obligation militaire et malgré son grand âge, a assuré bénévolement le service médico-chirurgical d'un hôpital auxiliaire, pendant toute la guerre, et a rempli ses fonctions avec un dévouement, une abnégation et une conscience dignes de tous éloges . »

Possédant une propriété de famille, non loin de Montauban, dans la commune de Léojac, il fut nommé maire de cette commune, en 1880. Ses administrés lui maintinrent, sans interruption, leur confiance. L'âge ne lui permettant plus de se consacrer à ses fonctions municipales, avec une activité suffisante, il déclina tout mandat, aux dernières élections, malgré les sollicitations les plus pressantes.

Les études géologiques et archéologiques le passionnèrent de très bonne heure.
Le docteur Alibert doit être compté au nombre des premiers artisans de l'oeuvre préhistorique en France. Vers 1860, une phalange d'érudits Montalbanais, animés d'un zèle enthousiaste et d'un esprit véritablement scientifique, se livrait à la recherche des documents nécessaires à la solution du troublant problème de nos origines. Les investigations de notre confrère portaient, à la fois, sur la géologie
et l'archéologie préhistorique.

En 1872, il faisait partie de la Commission de la carte géologique du département du Tarn-et-Garonne, et prenait une part active, aussi bien aux opérations sur le terrain, qu'à la préparation et à la centralisation des divers documents. Il était, en même temps, le trésorier et l'archiviste de la Commission.

Les observations, maintes fois renouvelées, sur les terrasses quaternaires des environs de Montauban, lui firent découvrir de nombreux vestiges de l'industrie humaine, à ses différents stades de développement, depuis l'époque paléolithique la plus reculée, jusqu'aux civilisations protohistoriques.

Il était heureux de communiquer aux autres membres des Sociétés Savantes locales, les résultats de ses découvertes.

En 1880, notamment, il fit paraître, dans le Recueil de la Société des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Tarn-et-Garonne, une excellente étude sur les Vestiges de l'industrie paléolithique aux environs de Montauban.

La collection, réunie par le docteur Alibert, présente une importance capitale pour la Préhistoire de Montauban et de la région. Elle contient, surtout, de nombreux et magnifiques échantillons des époques Chelléenne, Acheuléenne et Moustérienne, soit en quartz ou quartzite, soit en silex.

Texte dans son intégralité :

Aymar Alphonse. Le Docteur Alibert. In: Bulletin de la Société préhistorique française. 1927, tome 24, N. 1-2. pp. 52-55.

doi : 10.3406/bspf.1927.6051
url : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1927_num_24_1_605

Infos :
DOCTEUR YSMEN ALIBERT
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