Accueil

VILLEFRANCHE DE ROUERGUE - AVEYRON (12200)

ROBERT FABRE HOMME POLITIQUE ET PHARMACIEN

Robert Fabre, né le 21 décembre 1915 à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) et décédé le 23 décembre 2006 dans sa ville natale, était un homme politique important.

Diplômé de la Faculté de Médecine et Pharmacie de Toulouse, il a exercé la profession de pharmacien à Villefranche-de-Rouergue. Il était père de quatre filles.

Il a été nommé le troisième homme pour avoir signé avec François Mitterrand et Georges Marchais le programme d'Union de la Gauche, le 27 novembre 1973. Il se fait connaitre en soutenant Maurice Faure en 1971 contre Jean Jacques Servan Schreiber qui avait emmené la grande majorité du Parti Radical vers le Centre de Giscard d’Estaing.

Il va présider le Groupe d’Etudes et d’Actions Radical-Socialiste qui deviendra  le Mouvement de la gauche radicale-socialiste puis le Mouvement des Radicaux de gauche- pendant six ans à compter de 1972. C'est à cette date qu'il avait signé avec François Mitterrand et Georges Marchais le programme commun de gouvernement de la gauche. Il restera célèbre pour avoir annoncé devant tous les médias la rupture de l’Union de la Gauche en 1977 pour s’opposer au programme des nationalisations.

Maire de Villefranche-de-Rouergue de 1953 à 1983, conseiller général de l'Aveyron de 1955 à 1980, il fut également député de l'Aveyron dès 1962, constamment réélu jusqu’en 1980. Chargé par le président de la République d'une mission sur les problèmes de l'emploi (1978), il avait été nommé médiateur de la République en 1980, fonction qu'il avait occupée jusqu'en 1986, avant d'être membre du Conseil constitutionnel à partir de cette date pendant neuf ans.

Chevalier de la Légion d'honneur, il avait notamment signé les ouvrages "Quelques baies de genièvre" (1976) et "Toute vérité est bonne à dire" (1978).

Jean-Michel Baylet, ancien président du Parti radical de la gauche, dénomination actuelle du MRG, a rendu hommage à cet "homme de conviction". C'était "un homme de courage, il l'a formidablement montré lorsqu'il n'a pas hésité -ce qui a été à l'époque un tremblement de terre chez les radicaux- à faire scission pour ne pas suivre Servan-Schreiber qui avait choisi Giscard (d'Estaing)", a-t-il déclaré à France Info. "Il a voulu ancrer le radicalisme à gauche, poursuivant ainsi l'histoire du radicalisme qui, par principe, par nature, dans des valeurs que nous portons, est bien sûr un radicalisme de gauche. Il avait la conviction que la gauche, pour gagner, devait être rassemblée", a ajouté Jean-Michel Baylet, soulignant que l'Union de la gauche avait "finalement amené à la victoire de 1981".

Roger-Gérard Schwartzenberg, ancien président du Mouvement des Radicaux de gauche, a de son côté salué en Robert Fabre un "humaniste de la politique". "En ancrant le radicalisme dans l'Union de la gauche en 1972, Robert Fabre a contribué activement à la victoire de celle-ci", a-t-il jugé. "Derrière sa constante simplicité, il y avait beaucoup de détermination et de sûreté de jugement. En grand radical, il en incarnait les vertus: tolérance et bienveillance, fraternité et attention à autrui".

Texte : PRG - Photos : 3 Capture écran Ina 2 Pharmacie familiale de Villefranche

Cliquez en site vitrine, le meeting de la Gauche Unie lors de la signature du Programme commun.

ou lire le livre de Samuel Deguara, Secrétaire général du groupe RDSE, auteur du livre « Robert Fabre, un radical sous la Vème République »

Infos :
ROBERT FABRE HOMME POLITIQUE ET PHARMACIEN
12200 VILLEFRANCHE DE ROUERGUE
Rechercher :
Compte Twitter
Toutes les brèves
Zoom sur...
Zoom sur...
Contactez-nous