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MESSAGE : "SAVOIR FAIRE et SAVOIR ETRE"

déc. 28

Rédigé par
vendredi 28 décembre 2018  RssIcon

Claude Calvet a été un de nos excellents dirigeants d'entreprises en Aveyron. Il a été à l'origine de la SICA Informatique Agricole de l’Aveyron puis de SIA 12, société qu'il transmettra à ses cadres lors de son départ à la retraite en 2013.

Nous aurions du lui consacrer une page depuis longtemps pour présenter son parcours, mais notre confrère Media12 s'en était chargé et nous, nous étions entre deux périodes". Voir cette page sur ce lien

Il nous fait suivre ce message qu'il avait fait diffuser à ses salariés en son temps. Il demeure d'une brulante actualité :

"Dans un monde où les gens semblent plus enclins à rechercher la satisfaction de leurs intérêts personnels plutôt que les obligations mutuelles, l’engagement et la responsabilité; la « médiocrité » est plus facile que le « courage d’être ».

La recherche de l’ « excellence » produit des résultats financiers supérieurs et la capacité (illusoire) de transcender la mort, mais ne suffit plus à maintenir une bonne motivation.

Certains facteurs, comme les conditions matérielles, la sécurité, le salaire, les relations entretenues avec d’autres, sont « hygiéniques » ou nécessaires, mais non motivants.

Les facteurs réellement motivants, c’est-à-dire ceux qui engendrent une satisfaction qui va au-delà de «ne pas être mécontent » et qui suscitent un engagement réel dans le travail, incluent la nature même du travail lui-même, l’appréciation reçue par autrui pour ce travail et le degré d’accomplissement et de responsabilité personnelle qui en découle.

Ni la biologie, ni la psychanalyse n’ont un mot à dire sur le début ou la fin de vie, sur ce que cela signifie d’être conscient pendant ce bref épisode, ce moment infiniment bref de lumière entre deux éternités d’obscurité. J’accorde suffisamment de valeur à la dignité et aux droits de l’individu, pour ne pas vouloir lui imposer ma volonté.

Les gens apprendront-ils jamais qu’il n’y a d’autre égalité possible que le droit de chaque individu de devenir et d’être lui-même, ce qui signifie en réalité accepter sa propre différence et la faire accepter aux autres.

Ramené à l’entreprise, le but doit être d’offrir un certain type de relation aux salariés pour les aider à trouver un équilibre vital entre la partie et le tout, la différence et la ressemblance, l’individu et l’organisation ; entre la liberté et la collectivité.

La gestion des personnes est un art qui n’est jamais atteint une fois pour toutes, mais qui doit être créé et recréé constamment. Afin de ne pas « dépersonnifier » les salariés, les finalités doivent être négociées, les actions libérées et les résultats partagés.

Tout ceci fait prendre conscience de la gestion des paradoxes et de la problématique du changement.

Dans notre recherche d’efficacité organisationnelle, nous devons veiller à la qualité des ressources humaines axée sur la mobilisation, le moral, la productivité et le développement des salariés.

La flexibilité doit-être le maître mot de l’entreprise. Pour répondre à un environnement changeant, aux besoins renouvelés des clients, aux concurrents performants et agressifs, nous devons être souples, agiles et réactifs.

Cette flexibilité concerne aussi bien les structures qui doivent être évolutives, que les hommes qui doivent être mobiles au plan professionnel et géographique, que les systèmes de recherches et de développement des produits qui doivent être à l’écoute des besoins nouveaux des clients pour les connaître et des technologies nouvelles de production pour les satisfaire rapidement.

Si nous tendons à gérer les hommes comme des ressources et non comme des contraintes, ils deviennent moteur au lieu d’être freins. Dans un tel contexte, certains se sentent cloués au sol, d’autres se voient pousser des ailes.

Claude CALVET    

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