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INTERNET : CHANCES ET DANGERS

janv. 4

Rédigé par
jeudi 4 janvier 2018  RssIcon

Manuel Cantos, ancien président de la CCI de l'Aveyron, et aussi grand dirigeant du département et ancien commerçant, alerte sur la perte de proximité et du contact commercial que nous avions avec les commerçants traditionnels.

Ci-dessous, son message "Internet : chance et dangers"

Sommes-nous bénéficiaires ou victimes de cette accélération dans l’immédiateté ?

L’évolution indiscutable et nécessaire de notre société doit toutefois nous amener à un questionnement sur ce que doit être notre propre comportement.

En effet, nous constatons la part de plus en plus conséquente de ce que représente la part de marché en croissance constante sur internet.

Il faut intégrer que chaque achat en ligne enlève toute humanité de contact entre le client et le commerçant. De plus, beaucoup de ces commandes ne profitent pas toujours à l’activité locale, sans parler des arnaques plus que jamais d’actualité.

Jamais un ordinateur, aussi sympathique soit-il ne nous accueillera avec un bonjour amical, un sourire chaleureux et une ambiance détendu faite de contact direct, des conseils avisés, que nous ne rencontrons que chez un commerçant, un artisan, ou ce que l’on appelle un petit patron.

Nous pouvons nous lamenter, c’est l’habitude, sur la perte d’une école, d’une poste, d’un service public, mais ne sommes-nous pas quelquefois un peu responsables ?

Après cette période trop courte des achats de fin d’année, ramenant une grosse activité locale, quel régal d’avoir vu cette foule bruyante, bouillonnante, dans nos rues, nos magasins, se retrouver, échanger, resserrer ce lien social qui nous est indispensable.

Nous pouvons nous élever dans notre quotidien, consommer et acheter localement prioritairement, afin de pouvoir penser que nous sommes vraiment des acteurs jouant un rôle majeur de la vie économique de notre société…l’avenir nous dira.

Bonne et heureuse année à tous

Manuel CANTOS Citoyen Aveyronnais



M. Cantos a raison bien entendu de rappeler la nécessité de protéger les acteurs locaux. Nous allons tout droit vers des centres villes désaffectés, des galeries commerciales en déshérance mais on peut difficilement se passer de l'internet et des réseaux sociaux, même pour déclarer et payer ses impôts. Au moins, pouvons-nous effectivement alerter sur les dérives et les dangers.

L'impression principale est qu'il s'agit d'une zone "dangereuse" et de non-droit. La prudence s'impose en permanence. Sans vigilance, vous pouvez directement vous trouver exposé à des escroqueries. Vous vous trouvez être sollicité par des messages piégés qui s'affichent en lecture directe sans protection. Ne parlons pas des sites pornographiques à libre accès quelque soit l'âge des lecteurs.

C'est une situation incompréhensible. Nous avons sans doute peu de moyens mais pourquoi ne pas mettre en place des "chasseurs" qui pourraient faire un peu plus la "police" dans ces menaces ? Est-ci si difficile de pister ces gens ? Les GAFA ont-ils si peu de moyens ? N'est-ce pas un bon sujet européen à traiter ensemble ?  

Autres points et cela touche maintenant nos démocraties et notre "vivre ensemble" : Barack Obama, celui que l'on a pourtant surnommé "le président de l'internet", lors d'une interview récente accordée au prince Harry, a critiqué les réseaux sociaux ainsi que l’utilisation qui est en faite et a pointé du doigt les « dangers d’internet ».

D’après lui, le web favorise le fait que les gens se renferment sur leurs préjugés et ne parvient pas à remplir correctement sa fonction d’information. L’utilisation de ces outils n’est actuellement pas la bonne et qu’ils doivent être des moyens de créer un espace commun où débattre et non diviser.

« Un des dangers d’internet, c’est que les gens peuvent avoir des réalités complètement différentes. Il peuvent être enveloppés par de l’information qui ne fait que renforcer leurs préjugés », estime Obama. Il a également mentionné la cruauté dont peuvent faire preuve certains internautes sous couvert d’anonymat et a insisté sur l’importance de parler aux gens en personne pour vraiment les connaître. Sans doute pensait-il aux comportements de son successeur particulièrement exemplaire dans ce qu'il ne faut pas faire.

Barack Obama ne condamne pas totalement internet et les réseaux sociaux, qu’il a lui-même utilisé pour se faire élire.