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LES ELEVEURS DEMANDENT UNE STRATEGIE EUROPEENNE

août 27

Rédigé par
jeudi 27 août 2015  RssIcon

Communiqué de la FDSEA de l'Aveyron

Depuis plusieurs mois maintenant les éleveurs français et aveyronnais ont engagé des actions syndicales pour une revalorisation des prix de leurs productions. Chaque semaine, la pression est maintenue en direction de tous les opérateurs de la filière.

L’action syndicale menée hier soir par les membres de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs de l’Aveyron vise à attirer l’attention sur les problématiques liées aux importations de produits alimentaires et de dénoncer les distorsions de concurrences qui existent avec nos voisins européens. Il ne s’agit pas de refuser les échanges économiques. Nous voulons répéter que la France règlemente très strictement nos productions, offrant aux consommateurs des garanties sanitaires, sociales, environnementales, de bien-être animal, etc… Ces garanties ont une valeur et ne nous sont pas suffisamment rémunérées aujourd’hui.

Viande, lait, porc,… Des prix qui poursuivent leur chute…     
La forte baisse des prix à la production observée tout au long de l’année 2014 dans la plupart des filières agricoles (recul de 4,9 % entre 2013 et 2014) s’est poursuivie et amplifiée au cours des premiers mois de l’année 2015 (- 6,9 % en avril 2015 par rapport à avril 2014).
Pour exemples :    
- Le prix moyen du lait payé au producteur sur les 6 premiers mois de 2015 est en recul de 18 % (300€/1000L), par rapport à la même période de 2014 ;
- Le cours du porc était en retrait de 17,6 % par rapport à 2014 ;
- Le cours moyen des vaches était en repli de 7 % par rapport ce qu’il était un an auparavant, celui des jeunes bovins finis en repli de 3 % ;  Le respect des engagements aurait dû apprécier le prix moyen pondéré de + 45 centimes d’euros en semaine 34. L’augmentation totale atteint seulement + 13 centimes en 9 semaines.

…Et qui ne couvrent pas les coûts de production     
Parallèlement, les charges restent à des niveaux extrêmement élevés au regard de ces dix dernières années : augmentation de 29,5 % entre 2005 et 2014. Dans les filières bovines, laitières, porcines, le maintien d’une marge suffisante pour le producteur n’est plus assuré depuis plusieurs années.     

Des prix à la production plus élevés dans les autres Etats membres     
La situation est bien différente dans les autres Etats membres de l’Union européenne. Dans plusieurs filières, notamment dans les filières viandes bovines, porcines et lait, on observe un « décrochage » de la France en terme de prix par rapport aux tendances observées dans les autres pays producteurs de l’UE ces derniers mois : Sur les 4 premiers mois de l’année 2015, le prix du lait payé aux producteurs est inférieur de 0,5 % (en Allemagne) à 9 % (au Royaume-Uni) au prix payé dans les principaux pays producteurs ;      

Et des charges moins lourdes dans les autres Etats membres
Un seul exemple. Le salaire brut minimum français (au 1er janvier 2015, hors cotisations patronales) est 30 % plus élevé en France qu’en Allemagne. Auquel s’ajoutent les charges patronales sont également 30 % plus élevées en France qu’en Allemagne pour les travailleurs permanents (estimations au 1er janvier 2015).

L’Europe doit se réveiller !
Après avoir fait le choix de supprimer tous les outils de régulation qui permettaient aux producteurs de faire face aux fluctuations des marchés mondiaux, l’Union européenne doit, pour le moins, prendre de toute urgence des mesures permettant aux agriculteurs de faire face à la crise.

Le conseil européen du 7 septembre doit décider d’un véritable plan de gestion de crise :
Réouverture, au moins partielle, du marché Russe,
Mesures exceptionnelles de dégagement, de stockage privé, d’export, relèvement des prix d’intervention,…
Aucune ouverture nouvelle de contingents d’importation de viande dans les accords de libre-échange (TAFTA),


L’Europe doit établir la transparence sur l’origine des produits par un étiquetage obligatoire complet. Comme le demandent les consommateurs européen et conformément au vote du Parlement européen, l’obligation d’indiquer le pays d’origine des viandes doit être généralisée aux produits transformés. L’obligation de l’étiquetage « né, élevé et abattu », déjà en œuvre pour la viande bovine, doit être appliquée à l’ensemble des viandes porcines, ovines, caprines et volailles. Il en va de même pour l’étiquetage du lait et des produits laitiers qui doit être rendu obligatoire.

Nous ne demandons pas moins d’Europe, mais mieux d’Europe. Une politique qui protège la vocation et l’ambition agricole européenne. Une Europe qui permette à tous les acteurs économiques de bénéficier du même environnement règlementaire. On ne peut continuer à défendre un marché unique sans se soucier des discriminations sociales, fiscales, environnementales, sanitaires qui faussent la concurrence et pénalisent toute l’activité française. L’agriculture en Europe ne peut être renforcée sur le long terme que par une action commune.

Le gouvernement doit se mettre au travail !
Pendant que les discours officiels nous promettent de desserrer le carcan règlementaire, se préparent dans les administrations et au Parlement, toujours plus de nouvelles règles. Nous dénonçons ce double discours ! Les agriculteurs n’en peuvent plus de l’empilement des directives et règlements européens, ainsi que des lois, décrets et arrêtés franco-français chaque jour plus nombreux, contraignants, tatillons, couteux…
Les sur-transpositions du droit européen ne sont plus tenables,
Et les Conseils régionaux ne doivent pas « en rajouter » !
Les règlementations doivent cesser de changer sans cesse !
Les procédures pour porter des projets agricoles (modernisation,…) doivent être allégées.

Nous demandons une règlementation française pragmatique, possible à appliquer et soutenable économiquement. C’est la méthode qu’il faut changer :
En terminer avec la sur-transposition européenne,
Exiger des analyses des coûts/bénéfices, des études d’impact économique, des études des outils alternatifs,…
Et des expérimentations.

Les pouvoirs publics doivent assumer les contraintes qu'ils nous imposent
Les collectivités importent 70 % de leurs approvisionnements alimentaires ! Un rééquilibrage vers plus de produits français doit s’opérer dans les cantines des administrations, des écoles, des hôpitaux,...

Rééquilibrer
En 1960, les ménages français consacraient plus de 25 % de leur budget à l’alimentation. Aujourd’hui, le chiffre est tombé à 12 %. Tant que la motivation première des consommateurs sera d’acheter le moins cher possible, les entreprises françaises auront du mal à résister aux importations. Si les consommateurs privilégient la qualité, la donne peut changer. Un renforcement de l'approvisionnement national pourra rééquilibrer le marché et apporter la part de la valeur qui manque à nos revenus.

Pour le consommateur, nos productions apportent de réelles garanties de sécurité, traçabilité, des garanties sociales, environnementales, de bien-être animal... Pour le citoyen, l'enjeu est celui du maintien de l'activité économique et des emplois sur tous nos territoires.

La FDSEA de l'Aveyron
 

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