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LE POINT ANNUEL DE L'ECONOMIE AVEYRONNAISE AVEC MANUEL CANTOS

déc. 15

Rédigé par
lundi 15 décembre 2014  RssIcon

Comme il le fait chaque année, le président de la CCI de l'Aveyron Manuel Cantos a réuni les principaux titres de presse du département pour faire un point de l'économie aveyronnaise, des grands dossiers, des préoccupations,  des inquiétudes et des espérances.

Cette rencontre est toujours agréable avec M. Cantos, il connait bien ses dossiers, une "chaleur" humaine communicante, des prises de position quelquefois vigoureuses, la "langue de bois" il ne sait pas ce que c'est. Bref, on ne s'ennuie pas.

L'Aveyron se porte bien ou du moins mieux après la défection de certaines entreprises les années précédentes et la quasi disparition de la filière meubles avec malheureusement ITA à Séverac, Belloubet, Cayron et d'autres encore.

Quatre grands domaines d'activité continuent à soutenir le département et à éviter une dépendance trop forte à un secteur comme on le voit pour Toulouse et l'aéronautique (le même jour Airbus accusait une baisse de son cours de 10 % à la suite d'un décalage de livraison pour le Qatar) :
- l'Agroalimentaire avec bien sur Roquefort et la présence du Groupe Lactalis, premier employeur du département mais aussi de belles entreprises comme Soulié Restauration, les activités de salaisons, l'élevage des bovins et des porcs, des pépites qui ne demandent qu'à se développer comme le Moulin du Pivert, Galzin, l'agneau Allaiton, etc... L'agro-alimentaire en Aveyron c'est 35 % du CA global du secteur en Midi Pyrénées.
- la mécanique et l'aéronautique, un secteur qui se développe à nouveau avec Blanc Aero (Lisi) à Villefranche, un programme de 25 millions d'euros d'investissement et peut être des centaines de création d'emplois, Bosch pour un programme de 10 millions d'euros dans de nouvelles lignes avec là aussi des nouvelles rassurantes, Bosch représente actuellement 1500 CDI et environ 400 intérimaires, et quantité d'entreprises de plus petites tailles comme la Sofop, la Stam, une filière bien structurèe autour de Mécanic Vallée. Un leader mondial aussi avec Umicore et son zinc patiné qui couvre près de 70 % des toits de Paris.
- l'industrie du luxe qui est bien repartie à Millau avec Causse Gantier, Fabre, Lavabre qui vient d'être repris, le textile avec Catherine André, Canat, Laguiole (mais est-ce du luxe ?) à chaque fois des entreprises qui intéressent par leur originalité, leur savoir-faire et leur bonne gestion.
- l'informatique et le secteur des TIC qui regroupe environ 150 entreprises sur le département, 3000 emplois et 300 millions d'€ de CA. La présence de RMI (Illam), de Sopra, d'Inforsud, est rassurante pour demain.  

Le président souligne la présence d'un autre leader mondial détenu à 100 % par des aveyronnais, avec son siège social à Rodez et un développement permanent : RAGT semences.  

Toutes ces entreprises maintiennent ou développent les effectifs sans pour autant avoir un poids trop déséquilibré dans notre économie locale comme peut l'avoir le groupe Pierre Fabre dans le Tarn (l'annonce des 550 suppressions d'emploi a créé un trouble).



Des points faibles, oui comme partout, le bâtiment avec sans doute 500 emplois perdus cette année. Baisse des commandes publiques, plus de chantiers privés, la politique du gouvernement en matière de logements, en sont les raisons principales. Le tourisme a déçu en 2014 malgré la formidable réussite du Musée Soulages, en cause la météo et les budgets. Le commerce décroit, avec là aussi le portefeuille du consommateur qui est pénalisé, nous l'avons constaté lors des derniers comptes-rendus de la CCI avec de lourdes baisses à Villefranche et à Decazeville, une stagnation à Millau, des solutions sont à trouver. Tout ce qui est à proximité du Musée a progressé, dés que l'on s'éloigne, la situation s'est détériorée.

Le département doit réagir de toute urgence dans deux domaines spécifiques :
- développer le très haut débit dont toutes les entreprises ont besoin. On l'a vu avec l'enquête réalisée par l'association SISMIC : 75 % des entreprises sont insatisfaites de leur connexion actuelle. C'est également notre cas avec des ralentissements souvent inexpliqués, idem pour les réseaux des mobiles encore inacessibles dans plusieurs secteurs où l'on se retrouve sans réseau. Comment faire lorsqu'il s'agit de la première demande de la part des visiteurs touristiques ?
- le réseau routier à Rodez, et nous sommes contents que ce point soit enfin mis sur la table. La traversée de l'agglomération de Rodez est carrément catastrophique à certaines heures, il faut compter près de 30 mn pour aller d'un point à un autre. Comment comprendre un tel retard ? une non prise en compte de cette préoccupation pourtant évidente. Essayer de descendre de Bel-Air à midi ou à 17 h, vous allez comprendre. Une seule voie d'accès ! Etrange et archaïque surtout quand le passage à niveau s'y met. Que dire du Rond Point du Bowling le mercredi après midi ou le samedi, comptez 15 à 20 mn si tout va bien. En cause, un rond point trop petit et là aussi une simple 2 voies de St Mayme au rond point. Bizarre.

Sur ces deux points, il nous semble qu'il aurait fallu réagir beaucoup plus tôt et beaucoup plus vigoureusement. L'agglomération n'a pas définit les bonnes priorités d'investissement et on le paie de plus en plus en temps perdu. Bon ce n'est pas brillant non plus à Montauban ou à Albi mais des travaux sont en cours ou se terminent pour améliorer la situation.

L'agglomération a grandit et continue de s'étoffer, c'est une massification ruthénoise au détriment des autres territoires. L'agglo représente aujourd'hui 56 % de l'activité départementale, Millau et Villefranche-Decazeville se partagent presque à égalité les 44 % restants.

Le Président revient sur l'importance de maintenir la diversité de ses activités, d'autant plus qu'elles se comportent bien comme on l'a vu. Il nous rappelle la détresse des CCI, celle de l'Aveyron a perdu 17 salariés qu'elle n'a pas pu remplacer, ce qui ramène son effectif à 120. Elle ne peut plus recruter et remplacer les départs. C'est dramatique, les CCI sont les organisations les plus qualifiées pour répondre aux besoins des entreprises, elles apportent un atout majeur : la proximité. La baisse annoncée des dotations de 37 % pour les années à venir va amener des tensions dans la gestion des CCI, il ne faudra pas compter sur lui pour annoncer ou mettre en place des licenciements. 

Un exemple : dans le sinistre exceptionnel que connait actuellement le Sud Aveyron, la CCI est là présente physiquement pour aider les dirigeants et leur trouver des solutions.

Les chiffres parlent d'eux même :
Parcours création d'entreprises :
- 2012 : 553 personnes accompagnées
- 2013 : 603 personnes accompagnées
- 2014 : estimation de 850 personnes
Aides au financement par Initiative Aveyron :
- 2012 : 201 dossiers et 1 530 000 e de prêts
- 2013 : 218 dossiers et 1 723 000 e de prêts
- 2014 : estimation de 220 dossiers et 1 800 000 e
Cellules de prévention des entreprises en difficulté :
- 2012 : 108 entreprises pour 513 emplois
- 2013 : 147 entreprises pour 850 emplois
- 2014 : 150 pour 900 emplois.
150 prestations différentes sont proposées par la CCI de l'Aveyron.

Nous abordons les projets de la CCI dans le département :
- le dossier du Pôle Cuir à Millau avec la communauté de communes de Millau,
- un appel à projet "Hydrogène" sur le département, ce projet serait en phase avec la vocation hydro-électrique du département, 1er département de France en production de ce type d'énergie.
- une usine de traitement des déchets dont le département a un besoin fondamental.
- l'ouverture d'une deuxième école d'ingénieurs à Rodez en collaboration avec l'INSA de Toulouse. La CCI a reçu 950 jeunes en formation en 2014 avec taux de placement à l'issue de 80 %.
Ces dossiers, où la CCI est un acteur déterminant, sont en pleine réflexion et avancent.

En clair, une matinée rassurante pour l'économie de notre département et une ôde permanente pour lui. Il n'a pas été question du renouvellement du mandat de M. Cantos. Il a pris beaucoup de place et a rénové l'institution qui en avait bien besoin. La question du prolongement d'un an des mandats des CCI prévu actuellement semble lui poser problème. Il a 77 ans et voudrait sans doute souffler un peu, le poste est vraiment prenant et il l'assure pleinement. Le nom du successeur ? Nous avons notre petite idée... mais on verra plus tard.

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